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Une bière magique et spéciale

On raconte qu’il y a longtemps, une sage et énigmatique sorcière nommée Valdasca vivait dans le Val Veddasca. Il se trouvait sur le plus haut sommet, dominant les villages et la beauté environnante. La Valdasca était connue pour sa profonde compréhension des secrets de la nature et sa capacité à exploiter le pouvoir des montagnes.
Par une belle journée d’été, un groupe d’aventuriers habitant la vallée a décidé de relever un défi audacieux. Ils voulaient créer quelque chose de spécial, un élixir qui capturerait l’essence des montagnes et honorerait la présence mystique de la Valdasca. Leur mission était de créer une sorte de potion magique reflétant la rudesse, la tranquillité et l’enchantement du paysage environnant, en s’inspirant des potions magiques de la Valdasca.
Ils ont donc ramassé les herbes qui poussaient à l’état sauvage dans la vallée et se sont rassemblés sur la place du dernier village. De là, avec beaucoup d’enthousiasme, ils s’enfoncèrent dans d’épaisses forêts, traversèrent des ruisseaux bouillonnants et grimpèrent des sentiers rocailleux en direction de la maison de Valdasca.

Enfin, arrivés au sommet, Valdasca les attend, ses cheveux argentés flottant dans la brise de la montagne. Il les accueille avec un sourire complice et devine leurs intentions. D’un geste de la main, il fit apparaître un chaudron magique, scintillant de symboles anciens et brillant d’une énergie d’un autre monde.
Les habitants versent soigneusement les produits qu’ils ont collectés dans le chaudron. La sorcière au regard mystique a choisi un mélange de houblon aromatique, de malt riche et d’herbes secrètes de montagne. Valdasca, grâce à sa profonde connaissance de la terre, les a guidés sur les proportions et les enchantements mystiques nécessaires pour infuser cet élixir avec l’essence des montagnes.
Alors que le mélange bouillait et mijotait, l’air s’emplissait d’un arôme invitant. Les habitants admirent la magie qui s’opère sous leurs yeux, conscients d’assister à quelque chose d’extraordinaire.

Les heures passent et l’élixir est enfin prêt. Les habitants, le cœur plein d’espoir, ont rempli leurs coupes de ce liquide de montagne. Il avait une teinte dorée, comme les rayons du soleil couchant illuminant les sommets, et un goût qui dansait sur leur langue comme le vent dans les pins.
Levant leur verre, les habitants portèrent un toast à Valdasca, exprimant leur gratitude pour ses conseils et le cadeau qu’il leur avait offert. La sorcière sourit, ses yeux pétillant d’une sagesse et d’une joie anciennes.
Les heures passent et l’élixir est enfin prêt. Les habitants, le cœur plein d’espoir, ont rempli leurs coupes de ce liquide de montagne. Il avait une teinte dorée, comme les rayons du soleil couchant illuminant les sommets, et un goût qui dansait sur leur langue comme le vent dans les pins.
Levant leur verre, les habitants portèrent un toast à Valdasca, exprimant leur gratitude pour ses conseils et le cadeau qu’il leur avait offert. La sorcière sourit, ses yeux pétillant d’une sagesse et d’une joie anciennes.

La première bière de la vallée de Veddasca est née

Aujourd’hui, nous voulons réintroduire cette bière magique et unique, en suivant l’ancienne recette de la Valdasca, pour vous donner la possibilité d’étancher votre soif avec l’élixir magique qui incarne l’esprit des montagnes et l’enchantement de notre Val Veddasca.
La légende de la bière de montagne, brassée sous l’œil vigilant d’une sage sorcière, continue d’être transmise de génération en génération.
Il rappelle que dans les endroits les plus inattendus, lorsque la nature et la créativité humaine s’entremêlent, le résultat est quelque chose qui capture l’essence d’un lieu et la magie d’un instant.
Nous sommes fiers de vous proposer la BIERE VEDDASCA, née au cœur de la vallée de Veddasca et élevée au milieu des mythes et des traditions ancestrales.

L’achat de la bière Veddasca contribue aux projets de développement de la région du Val Veddasca.
Bière Veddasca Rehausse le territoire et permet d’entrer dans le monde magique de la bonne sorcière Valdasca

Nuit de la Saint-Jean

Nous approchons de la nuit de la Saint Jean, qui se situe entre
23 et 24 juin, la nuit magique pour commencer la préparation du Nocino.

Selon une ancienne tradition italienne, le nocino doit être préparé par une femme experte. Elle doit monter pieds nus sur le noyer la nuit de la Saint-Jean et cueillir le précieux fruit à mains nues, sans utiliser d’outils de sorcellerie qui pourraient gâcher le fruit et disperser ses précieuses propriétés. La liqueur fabriquée à partir des coques des noix (strictement impaires) était capable, selon les croyances locales, d’apporter santé, bien-être et richesse.

Sans oublier les propriétés magiques du nocino, on raconte que dès le VIe siècle après J.-C., le jour de la récolte des noix non mûres « Les sorcières, avec Diane à leur tête, ont déferlé par milliers dans le ciel pour se rendre au grand sabbat qui se tenait sous le noyer de Bénévent.

Le noyer était donc un arbre lié au monde féminin et aux sorcières en particulier. Et grâce à l‘ »arbre à sorcières« , il était possible de préparer une mixture « magique » à base de noix non mûres, préparée par les femmes et réputée pour éloigner les maux qui affligeaient les populations rurales dans le passé.

Les cerneaux de noix non mûrs macérés dans de l’eau-de-vie (alcool) produisent un extrait alcoolique aux nombreuses propriétés médicinales : il est digestif, antiparasitaire, éradique les champignons, les bactéries et les virus et tue les vers intestinaux (Il est facile de comprendre comment, jusqu’au Moyen Âge, cette boisson, riche en tanins et aux vertus si précieuses pour la santé, a pu être considérée comme un mélange « miraculeux » digne de traverser les siècles grâce à la transmission de recettes familiales, de génération en génération.

Perpétuant les légendes et les traditions, nous vous proposons quelques-uns de nos Nocini, toujours spéciaux et même un peu magiques !

Noos Nocino – Manifattura Branchi

Nocino Nostrano Ticinese – Fratelli Corti

Nocino Ticinese – NOCÌ – Gialdi Vini

Nocino Ratafià del Ticino – Tamborini Vini

Nocino, et la célébrité à laquelle on ne s’attend pas

La boutique lagAlpi héberge plusieurs boissons de grande renommée. Absinthe, Damassine, Genepì, sont autant d’illustres invités de l’ardente imagination alpine. Cependant, si l’appellation de ces boissons rappelle immédiatement l’histoire qu’elles portent, l’association n’est pas aussi immédiate lorsqu’il s’agit du Nocino. Pourtant, cette liqueur historique a tant à nous dire, il suffit de savoir l’écouter…

Nocino, propriétés et utilisations

Le Nocino est une liqueur de couleur sombre et d’aspect dense. Il peut être servi à la fin d’un repas comme digestif et est utilisé par beaucoup comme tonique et comme remède pour les troubles hépatiques.

En effet, l’utilisation du brou de noix comme ingrédient pour des médicaments ou des liqueurs remonte à l’Antiquité. Et aujourd’hui, il existe de nombreuses applications du nocino dans les cures hépatiques et antiparasitaires. Les tannites naturellement contenus dans ce digestif aident à digérer les protéines et à tuer les bactéries et les parasites.

La légende de Saint Jean

C’est incroyable à croire, mais au A l’occasion de la Saint-Jean (24 juin), les légendes sont nombreuses, à la limite du sacrilège, et l’une d’elles en particulier – celle qui nous intéresse aujourd’hui – est celle qui voit les sorcières réunies autour d’un noyer dans une mystérieuse danse propitiatoire.

En effet, le noyer est un arbre dont la réputation n’est pas très bonne. C’est de lui, entre autres, qu’aurait été fabriquée la croix de Jésus, tandis que Dionysos, aveuglé par la rage, aurait choisi ses propres traits pour le triste sort de sa bien-aimée Caria (nous avons déjà parlé de cette renommée dans un autre article sur l’huile de noix, que vous pouvez retrouver ici).

Ce n’est donc pas un hasard si les sorcières cueillent ses branches pour leurs rituels magiques, tandis que les cosses, qui ne sont pas encore mûres lors de la nuit la plus courte de l’année, sont ramassées par elles pour assurer la vitalité de la plante.

C’est l’origine de la légende qui lie le Nocino à la nuit de la Saint Jean. C’est dans la nuit du 23 au 24 juin que la femme jugée la plus habile dans la préparation du digestif (ou, dans d’autres versions, une vierge) devra grimper au noyer, pieds nus, pour en cueillir les fruits encore non mûrs.

Cette façon de produire une liqueur vous semble-t-elle un peu compliquée ? Si c’est le cas, vous devez reconnaître que notre fabricant Manifattura Branchi ne manque pas de courage. Son Noos est produit exactement selon la tradition, et chaque gorgée permet de savourer l’énergie mystique de la nuit la plus courte de l’année…

Les origines du nocino et la légende des Picti

Mais d’où vient le nocino ? Loin de nous l’idée de vouloir faire un travail d’historien professionnel, il est néanmoins fascinant de donner du crédit à l’histoire qui raconte l’étrange rencontre que les soldats de Jules César ont faite en Gaule

Ici, sur le lieu d’origine de la légende selon laquelle le noyer était l’arbre des sorcières, les soldats romains étaient confrontés à des guerriers effrayants qui, pour effrayer leurs ennemis, se teignaient le visage d’une pâte vert-brun. Il s’agissait d’une teinture à base de noix non mûres. Cet étrange mélange de noix, de miel et d’autres fruits fermentés est alors bu par les redoutables Gaulois, qui y puisent le courage nécessaire à la bataille qui fait rage.

Il semblerait qu’un tel breuvage soit le lointain ancêtre du nocino et que ces adversaires redoutables et impitoyables en soient les premiers producteurs. Les Romains les appelaient « Picti », c’est-à-dire peints, précisément à cause de leurs visages marqués par… nocino !

Le Ratafià, pour sceller les accords et les pactes

Beaucoup d’entre vous connaissent également le nocino sous le nom de Ratafià. En effet, dans de nombreux endroits, notamment en Italie du Nord et en Suisse italienne, c’est le nom officiel de la liqueur de noix, alors que le terme nocino est apparu plus récemment. En témoignent également les documents recueillis pour le Vocabolario dei dialetti della Svizzera italiana (vers 1920), dans lequel la description de cette liqueur de noix ne figure qu’à l’entrée ratafià, terme désignant diverses liqueurs à base de fruits, d’alcool, de sucre et de substances aromatiques, très répandues dans le bassin méditerranéen.

Mais pourquoi « ratafià » ? La tradition ancienne voulait que l’on consomme une boisson alcoolisée forte pour sceller un pacte ou un accord. L’étymologie remonte au latin rato fieri utilisé par les écrivains ecclésiastiques, qui signifie « être ratifié ». D’où rata fiat: « qu’il soit ratifié ».

C’est à partir de cette fascinante tradition que la Ratafià del Ticino de notre producteur Tamborini dont la recette secrète proviendrait directement d’un certain Père Gaucher du monastère Santa Maria dei Frati Cappuccini à Bigorio au-dessus de Tesserete, qui produisait cette savoureuse liqueur de noix depuis des temps immémoriaux.

L’absinthe, entre mythe et réalité

Sa renommée le précède. Absinthe,
absinthe
en français et fée verte dans le mythe, est à juste titre l’une des boissons alcoolisées les plus célébrées, les plus célèbres et les plus controversées de l’histoire.

Mais qu’est-ce que l’absinthe ? Et pourquoi a-t-il longtemps été interdit, accusé de provoquer des effets secondaires désastreux, comme une drogue lourde ? Découvrons-le ensemble.

Artemisia absinthum, la reine des herbes médicinales

La plante à partir de laquelle cette boisson légendaire est fabriquée s’appelle Artemisia absinthium. Il est largement utilisé en phytothérapie pour ses nombreuses propriétés, notamment toniques, antiseptiques et vermifuges. Il s’agit d’un arbuste caractérisé par une couleur vert argenté très frappante, largement répandu dans les zones alpines.

De nombreux vermouths sont également fabriqués à partir de la même plante, notamment les très populaires Martini et Cinzano, qui, curieusement, n’ont pas été touchés par la même interdiction que l’Absinthe. Mais il s’agit là d’une autre histoire que nous raconterons dans un instant…..

Quoi qu’il en soit, dire que l’absinthe est obtenue à partir de l’Artemisia absinthum est correct mais incomplet. Cette boisson légendaire est en fait obtenue par la distillation de plusieurs plantes médicinales, dont l’anis vert, le fenouil, la mélisse, la coriandre et l’hysope. Mais pas seulement. Dans notre boutique, nous proposons plusieurs types d’absinthes, fruits de la créativité de producteurs tels que Larusée qui a toujours recherché l’élégance aromatique et l’excellence gustative, en ne posant aucune limite à l’expérimentation de l’Artemisia absinthium.

Icivous pouvez trouver leur sélection d’Assenzi exceptionnels et non conventionnels, y compris le Blanche de Léonenrichie d’Edelweiss cultivé biologiquement dans les montagnes suisses, ou Les Précieusess Speyside 2019qui ajoute le meilleur Single Malt Whisky du Speyside à la base de la Blanche de Léon. Bref, un voyage fascinant dans l’équilibre des saveurs que seules des mains expertes comme celles de Larusée savent créer, fort de la tradition franco-suisse qui fait de Neuchâtel l’un des bastions incontestés de l’absinthe.

Couvet, berceau de l’absinthe

Dès la première moitié du XIXe siècle, une boisson alcoolisée portant le nom d’Absinthe commence à se populariser dans la moitié de l’Europe, en particulier en Suisse et en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne, en Italie et en Autriche.

Mais d’où vient-il ? Qui était l’inventeur ? Bien qu’il n’y ait pas d’informations certaines sur sa conception, la légende veut qu’il ait été inventé par le médecin français Pierre Ordinaire qui, à l’époque, résidait à Couvet – en Suisse romande – vers 1792, il la présente au public comme un médicament apte à guérir d’innombrables maladies : une sorte de tonique aux propriétés miraculeuses.

A Couvet vivent également les sœurs Henriod qui, sentant l’énorme potentiel de ce tonique, commencent à le commercialiser en se procurant la recette auprès de Pierre Ordinaire et en ouvrant peu après la première distillerie officielle. C’est là que commence la légende de l’absinthe, qui deviendra l’un des symboles les plus emblématiques de la Belle Epoque.

En bref, il semble que le petit village de Suisse romande soit à juste titre le véritable berceau de l’absinthe, et ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui encore, des recettes ayant appartenu à la famille de l’absinthe sont conservées. distillateurs clandestinsque les héritiers conservent jalousement et dont ils font parfois un véritable commerce.

C’est le cas de notre producteur Absintissimo gardien de recettes anciennes dont la saveur mystique est transmise au public grâce aux incomparables Absintis de sa production, dont les légendaires La Fée Verte et La Covassonne.

L’Heure de Paris et les raisons de l’interdiction

À partir de Couvet, l’absinthe arrive rapidement dans les bars, les cabarets, les bistrots et les cafés de toute l’Europe. Elle devient particulièrement populaire en France, où elle est si célèbre qu’elle donne son nom à l’heure de l’apéritif, vers 17 heures, aujourd’hui appelée heure verte .

Dotée de cette couleur verte/jaunâtre caractéristique, qui contribue à son charme mystérieux, et caractérisée également par de nombreuses propriétés curatives, elle s’est rapidement entourée d’une foule de consommateurs fidèles et célèbres, qui l’ont baptisée Fée Verte. C’est à elle que l’on doit certains coups de génie et certaines intuitions de quelques-uns des artistes les plus importants du XXe siècle, notamment Picasso, Degas, Baudelaire, Oscar Wilde et Paul Gauguin.

Mais pourquoi l’absinthe était-elle considérée comme si dangereuse qu’elle a été interdite? En effet, une partie de la responsabilité de l’interdiction est imputable au malaise social et humain de l’époque, auquel de nombreux artistes ont tenté de faire face en trouvant un refuge dans la Fée Verte. Contrairement à ce que le nom de Belle Époque évoque intuitivement, la première moitié du XXe siècle a été une période de grande crise, accentuée par la récente révolution industrielle, et menant sans surprise à la Première Guerre mondiale.

Des artistes célèbres et moins célèbres, souvent accusés de perdre leur temps dans la polémique, affluent dans les cafés, trouvant dans l’absinthe un exutoire et une inspiration qui ne tardent pas à déplaire même aux lobbies viticoles, déjà mis à genoux par l’épidémie de filoxéra. En outre, la diffusion massive, surtout parmi les pauvres, de produits de mauvaise qualité, qui n’imitent que de loin la véritable absinthe et qui utilisent des ingrédients bon marché et nocifs, renforce encore l’impression que l’absinthe représente une boisson maudite, capable d’envoûter les consommateurs.

En effet, hormis l’alcool – dont la nocivité, sans être remise en cause, est à relativiser et à mettre en commun avec toutes les autres boissons alcoolisées – l’absinthe n’est pas plus dangereuse qu’une autre boisson alcoolisée, et possède même, si elle est bien préparée et consommée en bonne quantité, de nombreuses propriétés bénéfiques.

Comment reconnaître et déguster une bonne absinthe ?

Comme nous l’avons vu, le choix d’une bonne absinthe est important non seulement sur le plan gustatif, mais aussi sur le plan de la santé. Veillez donc toujours à choisir des producteurs qui savent faire leur travail correctement, car il existe encore sur le marché de nombreuses absinthes qui n’ont rien à voir avec les recettes originales, mais qui sont plutôt un mélange de colorants et d’arômes artificiels qui ne sont vraiment pas recommandés.

Un premier conseil utile est de prêter attention à l’étiquette. S’il y a des colorants, il ne s’agit pas d’une véritable absinthe. En revanche, si la couleur verte est excessivement vive et éclatante, il est très probable qu’il ne s’agisse pas d’une véritable absinthe, qui se caractérise par une couleur plus douce, allant du vert au brun, mais pouvant également être incolore ou tirant sur le jaune.

Lorsque vous le dégustez, savourez-le lentement et soigneusement. Une bonne absinthe est complexe et profonde, riche en arômes. Si, au contraire, vous ne sentez que l’arôme de l’anis étoilé, qui domine tout le reste, il s’agit alors d’une absinthe de très mauvaise qualité. L’anis étoilé est en fait un ingrédient largement utilisé dans la production d’absinthe industrielle bon marché.

Enfin, dissipons un mythe. La coutume de brûler du sucre dans l’absinthe est une invention de quelques boîtes de nuit tchèques au début des années 2000, qui n’a rien à voir avec la tradition de l’absinthe et n’apporte rien en termes de saveur. Donc, si vous avez une bonne absinthe à votre actif, évitez-la !

Tarte aux pommes et aux cerises cornéliennes, agréable et savoureuse

Le cornélien injustement oublié

Parmi les nombreux fruits injustement oubliés par notre société trépidante, il en est un dont le renoncement signifie la perte d’une source précieuse de nutriments importants, dont la vitamine C.

Il s’agit des cornouilles, fruits du cornouiller qui, par le rouge de ses branches et le jaune de ses fleurs, tache la lisière de beaucoup de nos forêts. C’est un joli petit arbre connu depuis l’Antiquité, où son bois servait à fabriquer des haches, des javelots, et… et même le cheval de Troie ! (Nous avons raconté cette histoire il y a quelque temps, vous pouvez la retrouver ici).

Ces petites baies rouges, aujourd’hui presque inconnues du plus grand nombre, sont en fait une source d’antioxydants et de vitamines, de carotènes, de pectines, de tanins, de mucilage, de fructose et d’acides organiques (acide malique, acide gallique et acide glyoxalique). En particulier, les cerises cornaline contiennent de très grandes quantités de vitamine C, plus de deux fois plus que les agrumes !

De l’arbre au garde-manger, la compote de cornouiller

Les fruits poussent à l’état sauvage entre août et septembre, et une belle promenade en famille à la recherche de ces petits fruits délicieuxpourrait être l’idée d’un dimanche d’été. Pour l’instant, nous pouvons toutefois utiliser les cerises cornaline sous une autre forme, tout aussi bonne et saine.

Il s’agit de la compote de cornouiller de l’Alpe Pragas, élaborée à partir de la variété de cornouiller Jolico, cultivée au château de Juval, dans le Tyrol du Sud. Un concentré de bienfaits, de vitamines et d’antioxydants, à déguster avec du pain au petit déjeuner, avec du fromage ou du yaourt, ou… pour préparer une délicieuse tarte aux pommes !

La recette de la tarte aux pommes et à la cornaline

La recette d’aujourd’hui propose une pâte brisée parfumée remplie d’un mélange de pommes et de confiture de Corniolo, pour un en-cas sain ou un dessert savoureux. Bon appétit !

Ingrédients
  • 300 g de farine 00
  • 150 g de sucre en poudre
  • 150 g de beurre froid
  • 1 œuf
  • 1 jaune d’œuf
  • salles
  • Pour la garniture
  • 450 g de pommes nettes de déchets
  • 100 g de compote de cornouiller de l’Alpe Pragas
  • 25 g de sucre en poudre
  • sucre glace à volonté
Préparation de la tarte aux pommes et à la cornaline

Commencer par la pâte brisée. Mettre la farine et une pincée de sel sur un plan de travail, ajouter le sucre et le beurre, commencer à pétrir avec les mains, puis ajouter l’œuf et le jaune d’œuf.

Pétrir rapidement, envelopper dans du film alimentaire et placer au réfrigérateur pour une heure de repos.

Pour la garniture, éplucher les pommes, les épépiner et les couper en petits cubes, ajouter le sucre et la compote de cornouiller, bien mélanger.

Préchauffer le four à 180 degrés.

Graisser et fariner un moule de 22 cm de diamètre.

Sortir la pâte du réfrigérateur et mettre de côté une boule de pâte de la taille d’un citron. Etaler 2/3 de la pâte et tapisser le moule, faire des trous à l’aide d’une fourchette et remplir avec la garniture.

Avec le reste de la pâte, créer des bandes d’environ 2 cm de large et recouvrir les pommes de façon à ce qu’elles se croisent.

Cuire au four pendant 35-40 minutes.
Cuire, laisser refroidir et démouler en veillant à ne pas casser le moule.

Décorer selon les goûts avec un peu de sucre glace.

Miel, nectar des dieux et des hommes

Dans le vaste monde de la culture culinaire, il n’y a peut-être pas d’aliment aussi emblématique que le miel, dont la douceur proverbiale a rempli des pages et des pages de littérature, de sagesse populaire et de mythologie.

Oui, parce que la relation du miel avec l’homme se perd dans la nuit des temps et que la complexité de sa relation avec l’homme se perd dans la nuit des temps et que la complexité de sa relation avec l’homme se perd dans la nuit des temps. qualités organoleptiquesla richesse de ses propriétés thérapeutiques en ont fait un mythe authentique, une source d’inspiration pour les poètes, une métaphore du plaisir et de la générosité de Mère Nature envers l’homme.

L’apiculture, de la technique improvisée à l’art de l’élevage

Bien que l’homme connaisse et utilise le miel depuis plus de 12 000 ans, et qu’il ait réalisé ses infinies qualités bien avant de les avoir prouvées par la méthode scientifique, ce n’est que depuis une époque plus ou moins récente que le miel est utilisé dans le monde entier.apiculture est devenu ce processus « doux » de s’occuper des abeilles que nous connaissons aujourd’hui.

Il fut un temps où l’homme collectait des rayons de miel, de pollen et de couvain dans des ruches sauvages, chassant les abeilles adultes avec de la fumée et se souciant peu de la survie de la famille d’abeilles pillée. L’étape suivante a été la création d’abris artificiels, solutions artisanales plus ou moins improvisées, réalisées avec les matériaux les plus divers (paille ou arbres creux dans de nombreuses régions d’Europe, terre cuite dans le sud de la Méditerranée et au Proche-Orient, liège en Sardaigne).

Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du 19ème siècle que nous connaissons l’ère moderne en matière d’apiculture. L’invention de la ruche dite rationnelle, conçue par le révérend Lorenzo Langstroh de Philadelphie, permet enfin de manipuler les abeilles en douceur grâce aux cadres sur lesquels les insectes sont invités à construire leurs rayons. Le fait que ces cadres (ou cadres) soient amovibles permet de contrôler et d' »ouvrir » la ruche sans blesser les occupants.

La ruche rationnelle peut également augmenter ou diminuer sa taille selon les besoins, en s’adaptant à la famille d’abeilles qu’elle abrite. En ajoutant ou en retirant des modules, l’apiculteur rend l’environnement confortable pour les différentes familles, les incitant à ne pas se déplacer. C’est la base de l’apiculture moderne : si la maison ne devient jamais trop petite, la famille d’abeilles s’agrandit toujours, ce qui augmente la production.

Le miel, un bien précieux à défendre et à protéger

Malheureusement, ces dernières années, les apiculteurs ont dû tirer la sonnette d’alarme : quelque 68 % de la population achète du miel d’origine incertaine dans les supermarchés, collaborant ainsi à l’appauvrissement d’un art, celui de l’apiculture, dont le soin est d’une importance capitale pour d’innombrables raisons.

Les premières indications d’une grave mortalité des abeilles remontent au début des années 2000. Les causes sont à rechercher, entre autres, dans l’agriculture intensive, qui ne tient pas compte des besoins fondamentaux de ces précieux insectes, lesquels sont soumis à un stress considérable en raison de pratiques apicoles incorrectes. La pollution causée par l’utilisation d’insecticides dans l’agriculture intensive est un autre facteur contributif.

Il est donc très important de soutenir ceux qui ont fait de l’apiculture une passion, en plus d’une profession, et qui sont animés d’un véritable amour pour l’un des métiers les plus poétiques – et les plus utiles – du monde. En tant que consommateurs, lire les étiquettes, s’assurer de la provenance, s’informer sur les pratiques apicoles sont autant d’activités utiles pour ralentir l’un des phénomènes les plus préoccupants de notre planète, si l’on tient compte du fait que plus de 35 % de la production alimentaire mondiale dépend des abeilles.

Le miel italien, symbole de la biodiversité

Tout le monde ne sait peut-être pas qu’en matière de miel, l’Italie détientle record mondial du nombre de variétés produites. Plus de 50 types de mielmonofloral et une infinité de Millefiori racontent magnifiquement la richesse de la biodiversité qui peuple le Bel Paese, couronné aussi par la primauté d’être le pays européen avec le plus grand nombre d’espèces : environ la moitié des espèces végétales et un tiers des espèces animales actuellement présentes en Europe.

Apprendre à connaître le miel, c’est comme ouvrir un coffre au trésor gardé par Mère Nature elle-même. Reconnaître ses caractéristiques organoleptiques, son type de cristallisation et son mode de production est comparable à la lecture d’un bel atlas illustré, qui nous révèle tous les secrets que recèle le travail avec l’une des créatures les plus fascinantes du règne animal : l’abeille.

Et puisque dans notre magasin nous avons quelques-uns des miels les plus délicieux et les plus recherchés en Italie et dans le monde, le résultat du travail passionné de deux producteurs tels que Miels de Thoune et leentreprise Mario Biancoscrupuleux dans la production d’un aliment d’excellence qui prend en compte le bien-être des abeilles et la protection du territoire sur lequel ils opèrent, voici quelques informations en bref pour mieux connaître certains types de miel.

La liste n’est ni exhaustive ni trop détaillée, mais elle donne un aperçu de l’incroyable variété et richesse de cette nourriture. Toutefois, si votre curiosité n’est pas entièrement satisfaite, n’hésitez pas à en savoir plus sur nos producteurs Mieli Thun et Mario Bianco et sur leurs produits. Vous y découvrirez beaucoup d’amour pour la terre où ils travaillent et une conscience infinie de l’importance d’une apiculture durable. Dans les deux cas, les abeilles sont conduites dans des lieux choisis et préservés, au moment de la floraison maximale, en accordant une grande attention à la relation traditionnelle entre l’homme et l’art de l’apiculture.

Miel de châtaigne
  • Miel produit à partir des fleurs du châtaignier, qui pousse dans les régions montagneuses et préalpines entre 300 et 1 200 mètres d’altitude.
  • Il a une couleur ambre foncé avec des nuances rougeâtres-verdâtres.
  • Le goût a une finale amère prolongée et persistante.
  • Il se cristallise sous une forme liquide qui persiste longtemps.
Miel de l’arbre du paradis
  • Miel produit en mai à partir des fleurs de l’arbre du paradis ou Alianthus, appelé ainsi en raison de la grande hauteur qu’il atteint même en quelques années, considéré comme une mauvaise herbe possédant une beauté incontestable et un charme oriental.
  • miel avec une grande personnalité, crémeux, couleur dorée profonde.
  • En bouche, il présente des notes précises de raisin muscat et de sirop de pêche, le litchi étant le rappel le plus précis, des notes d’umami en fin de bouche rappelant le champignon frais.
  • En cuisine, il est excellent pour les cuissons prolongées au point de gélifier les pêches, les abricots ou le melon en morceaux, excellent dans les salades de fruits ou pour caraméliser un ananas flambé, il marie les fruits avec beaucoup d’assurance. excellent avec de l’aneth pour mariner la sériole ou le saumon comme gravlax
Miel de forêt
  • Il se distingue des autres miels par le fait qu’il ne provient pas du nectardes fleurs mais du miellat, une substance sucrée que les abeilles trouvent sur les essences d’arbres (chênes, robiniers, hêtres, ailantes, peupliers, saules), d’arbustes (ronces) ou d’herbes (orties, trèfles).
  • Le goût est marqué par des tonalités de caroube, de rhubarbe et de confiture de tomates vertes avec un arrière-goût de sucre roux cuit.
  • Il cristallise généralement lentement et en présence de nectar de tournesol et de solidago.
  • Dans la cuisine, il est excellent pour le petit-déjeuner combiné avec du yaourt blanc et des fruits secs, pour les condiments, pour finir les grillades ou préparer des sauces. Quelques gouttes sur des carottes bouillies sautées au cumin sont un délice, ou sur du pain avec du beurre ou de l’evo. Idéal dans les préparations sucrées ou salées où les épices foncées sont présentes et dans les cuissons prolongées de viandes ou de poissons de lac.
Miel d’acacia
  • Produit en avril et mai à partir de fleurs d’acacia.
  • Couleur presque transparente à jaune paille pâle.
  • Il se présente toujours sous forme liquide. Le taux de cristallisation est très faible en raison de la forte concentration de fructose par rapport au glucose.
  • À l’examen olfactif, il présente un parfum floral de faible intensité.
  • D’un goût très doux, il a un arôme délicat, typiquement vanillé.

Genepì, la liqueur qui « ferait digérer une bombe ».

Parole de De Amicis, qui en a parlé dans son « Alle porte di Italia » en 1883. Le Genepì jouit en effet d’une immense réputation, et est connu depuis l’Antiquité pour ses nombreuses propriétés, de l’anti-inflammatoire à l’aphrodisiaque… aphrodisiaque

Peu de plantes ont une réputation aussi encombrante. Une myriade de propriétés ont été attribuées au génépi, qui tire son nom d’un terme générique français désignant les herbes de montagne. La plus connue est la digestive, à tel point que De Amicis, après avoir essayé la liqueur, écrivit dans son Alle porte di Italia qu’elle « ferait digérer une bombe bouillie ». Mais aussi anti-inflammatoire, relaxant, gastroprotecteur, cicatrisant et désinfectant. Mais regardons de plus près cette plante miraculeuse, à partir de laquelle est fabriquée l’une des liqueurs les plus célèbres des Alpes.

Origines et parenté

Bien qu’il existe une certaine confusion quant à la nomenclature de la variante utilisée pour produire la liqueur, la plus largement acceptée est leArtemisia genepi. Il s’agit du génépi « mâle », qui se distingue des autres types de génépi par son caractère incontestable. arômeLes fleurs se présentent sous la forme d’un épi compact de couleur gris-jaune, beaucoup plus prononcé, ainsi que la disposition des capitules. Cette variété présente la plus forte concentration de principes actifs, qui exercent une puissante action neurotonique sur le tube digestif chez l’homme.

Pour certains, le nom vient du mot grec artémes, qui signifie sain, en raison des nombreuses propriétés médicinales de cette plante ; pour d’autres, il dérive de la déesse grecque Artémis, protectrice des animaux sauvages et de la forêt. Les vertus bénéfiques de cette plante ne sont pas seulement utiles à l’homme. Les chamois, par exemple, connaissent très bien le Genepì, qu’ils broutent pour soigner de nombreux maux.

Quoi qu’il en soit, peu de gens se rendent compte de la similitude avec une autre herbe alpine célèbre : l’absinthe, ou Artemisia absinthium, qui appartient également au genre Artemisia, et ce n’est pas un hasard si elle est tout aussi célèbre pour ses nombreuses vertus.

Le génépi, une espèce protégée

En raison de sa notoriété, le génépi a été largement utilisé à partir du XVIIIe siècle pour préparer des décoctions, des liqueurs, des infusions, des pommades et bien d’autres choses encore. Bien que les préparations servent à soigner de nombreux maux, cette pratique a provoqué la raréfaction de l’espèce, qui a risqué l’extinction au point de convaincre les autorités de la déclarer espèce protégée.

En effet, le Genepì pousse dans des conditions incroyables, entre des sommets rocheux allant jusqu’à 3000 mètres, dans des macérations, sur des terrains morainiques, au pied des glaciers, défiant le gel dans sa résistance obstinée à l’hiver en tant qu’espèce pérenne.

Aujourd’hui, le Genepì utilisé pour la liqueur provient donc de cultures dispersées dans les Alpes, généralement situées à des altitudes plus basses (1900-2000 m au-dessus du niveau de la mer) que l’habitat où il pousse à l’état sauvage (2200-3000 m au-dessus du niveau de la mer).

Les mille légendes de Genepì

Un vieux dicton valaisan dit que Genepì « fait du bien à madame quand monsieur le boit ». Bien qu’il n’y ait pas d’études scientifiques à son sujet, ses propriétés énergisantes et revigorantes sont perceptibles à chaque gorgée.

Outre son pouvoir digestif, le Genepì a été considéré comme responsable d’une grande variété d’effets au cours des siècles. Ainsi, dans Les confessions, Rousseau, stupéfait, décrit la mort du pauvre jardinier Claude Anet qui, ayant pris froid après avoir escaladé les pentes alpines précisément pour cueillir la plante rare, a contracté une pleurésie mortelle que même le génépi n’a pas pu guérir.

Plus scientifiques sont les observations du botaniste turinois Carlo Allioni qui, dans son Rariorum Pedemontii Stirpium de 1755, en vantait ainsi les vertus : « …l’absinthe alpine, appelée par les alpins Genepi, sert à de nombreuses maladies et, en favorisant la transpiration, nos médecins l’utilisent avec succès chez tous ceux qui ont besoin de l’exhalaison de la sueur.« .

A déguster froid en apéritif, doux en digestif, ou chaud ?

Mais alors, comment boire le légendaire Genepì ? Ses utilisations sont très variées. Il peut être consommé pur, comme tonique et digestif, avec des glaçons ou de l’eau de Seltz pour un plaisir total et désaltérant, ou chaud, préparé comme un grog, pour un effet énergique et revigorant.

Mais même en tant que cocktail, il ne manque pas d’impressionner. Préféré dans les boissons d’avant et d’après-dîner, le Genepì se prête à une aromatisation exceptionnelle des long drinks.

Enfin, n’oublions pas son utilisation en cuisine, pour la préparation d’entrées savoureuses et de desserts fantastiques.

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Le Genepi dans l’offre de nos producteurs

Si l’article a piqué votre curiosité et que vous avez envie d’essayer des préparations à base de Genepì, nous avons une bonne nouvelle pour vous : dans notre boutique, vous trouverez deux produits exceptionnels qui sont excellents pour profiter pleinement de la célèbre herbe alpine.

La première est la classique et tristement célèbre liqueur Genepì de la société Rostal . Il s’agit d’un produit haut de gamme fabriqué à partir de l’herbe du même nom, cultivée de manière biologique, dont une petite tige est présente dans la bouteille elle-même, en tant que joli ornement mais surtout en tant qu’arôme.

Le génépi est une plante peu productive et, aujourd’hui encore, il n’existe pas de variétés qui garantissent un rendement constant. Cela n’a pas découragé Gaston Haenni (fondateur de l’entreprise et père de l’actuel propriétaire Fabrice), qui s’est lancé dans l’aventure et qui est en partie responsable de la redécouverte récente de cette liqueur mythique, y compris auprès des jeunes générations. Un choix gagnant qui lui a d’ailleurs valu le prestigieux Prix d’innovation agricole suisse.

Un autre produit très intéressant et spécial est le Gin Genepi de l’entreprise valaisanne o2Vie . Il s’agit d’un gin au goût marqué et puissant, dans lequel tous les ingrédients, et en particulier la légendaire Génépie des Alpes, se mélangent pour donner un caractère subtil et équilibré. Distillé dans un alambic traditionnel, le degré d’alcool est porté à 45 degrés pour faire ressortir tous ses arômes.

Légendes et délices de Sorbo

Le Sorbo degli uccellatori est un joli petit arbre aux longues feuilles et aux baies rougeâtres qui, dans les régions italophones, est presque toujours appelé Sorbo, suivi de la variante « dei cacciatori » ou « degli uccellatori ». Ses fruits rouges en grappes sont en effet appréciés par de nombreuses espèces d’oiseaux, qui ont été capturés par des chasseurs utilisant l’arbre comme appât. D’où le nom d’origine latine Aucuparia dérivé du verbe « aucupare », qui signifie attraper les oiseaux.

Le sorbier des pays nordiques et la légende de la rune

Dans les pays anglo-saxons et d’Europe du Nord, en revanche, son nom évoque le mystère d’anciennes traditions perdues dans le temps. Pour les Anglais, le sorbier n’est pas aussi connu que le cendre de montagne. Plus souvent appelé Rowan . Et Rowan a en commun avec le terme Rogn – utilisé cette fois en Scandinavie – son étymologie, qui remonte au vieux norrois rūnar, signifiant « écriture secrète ». La rune . Utilisée dans les rituels magiques et religieux de l’ancien monde germanique, la rune était une écriture composée de signes graphiques, alphabétiques et symboliques, gravée sur le bois des sorbiers. Les druides y composaient leurs formules magiques et, au fil du temps, le sorbier a pris une connotation si fortement bénéfique que toute personne craignant les sorcières et les loups-garous n’oubliait pas de garder son bois et ses baies rouges à portée de main.

Le sorbier aujourd’hui, arbre d’ornement et toast pour les chasseurs

Aujourd’hui, le Sorbo degli Uccellatori, avec son tronc élancé et la couleur rouge vif qu’il arbore en automne, est bien répandu dans les zones préalpines et alpines, où il pousse jusqu’à 2400 mètres d’altitude et est souvent utilisé comme plante décorative dans les parcs et les jardins.

Cependant, même à une époque aussi peu romantique que la nôtre, le Sorbus conserve un certain charme mystérieux. Une tradition autrichienne prévoit la distillation de ses fruits pour produire uneeau-de-vie fine et très aromatique, qui est encore utilisée aujourd’hui par les chasseurs de toutes les Alpes dans le rituel festif qui suit la chasse au cerf.

Le Temelin de la cave Boldini

À Monticello, dans les Grisons, le domaine viticole Boldin winery i s’est inspirée de cette tradition pour créer le Temelin un distillat aux notes aromatiques et harmonieuses, capable de libérer des senteurs alpines dès l’ouverture de la bouteille. Le fruit du sorbus, comme la framboise, donne peu d’alcool, c’est pourquoi il faut plusieurs kilos de fruits pour obtenir quelques litres de distillat. Le Temelin est le résultat d’une distillation strictement artisanale, à l’aide d’un alambic à bain-marie, et d’une mise en bouteille manuelle. Un vrai régal à mettre sur la table avec sa légende !

L’huile de noix, un grand classique en voie de disparition

L’histoire de la noix et de son dérivé le plus connu, l’huile de noix, a des racines très anciennes. Ses bienfaits sont connus depuis le 7e siècle avant Jésus-Christ. C. et, plus récemment, il est devenu un substitut moins cher du beurre dans toute la région du piedmont. Aujourd’hui, cependant, sa consommation concerne un marché de niche de plus en plus important, à tel point que certains pays ont pris des mesures pour protéger sa production.

Evoquer l’huile de noix aujourd’hui, c’est l’associer à une cuisine exigeante et coûteuse, qui ne se contente pas de l’huile de graine la moins chère. En fait, peu de gens savent que l’huile de noix est une alliée ancestrale de la cuisine traditionnelle pauvre et qu’elle est connue depuis l’Antiquité, lorsque la noix était appelée par l’appellation ronflante de« gland de Jupiter » en raison de ses excellentes valeurs nutritionnelles et de sa bonté.

LE NOYER, DE L’ANTIQUITÉ À NOS JOURS

Originaire d’Asie Mineure, lenoyer a été introduit en Europe par les rois perses. Pline l’Ancien témoigne dans son Naturalia Historia que le noix ont été importées par les Grecs dès le VIIe siècle avant Jésus-Christ. Les innombrables bienfaits de la consommation et de l’utilisation des noix sont connus depuis l’Antiquité. Au Moyen Âge, l’huile de noix était utilisée comme onguent, comme combustible pour les lampes, comme diluant pour la peinture et, bien sûr, comme huile d’olive, comme huile d’olive et comme huile d’olive. assaisonnement dans la cuisine. Cependant, seules les classes aisées pouvaient profiter de l’huile de noix pressée à froid, car cette technique était la plus coûteuse. Les classes pauvres devaient se contenter d’un pressage à chaud, qui conférait néanmoins à l’huile un arôme fort et agréable de noix grillées. C’est pourquoi, au début du 20e siècle, puis au tournant du siècle, l’Union européenne s’est dotée d’un système d’information sur les droits de l’homme.extraction à chaud a pris le relais et aujourd’hui cette technique n’a pas été mise au placard, mais plutôt revalorisée et relancée sur le marché (dans la boutique lagAlpi, on trouve de l’huile de noix pressée traditionnellement ici).

LE NOYER ET SES RACINES OBSCURES

Mais le noyer n’est pas seulement porteur de bonnes nouvelles. Comme souvent, la mythologie vient à notre secours pour éclairer d’un jour nouveau les choses du quotidien. Le culte de la noix était lié au dieu Dionysos. Le mythe raconte en effet que, invité par le roi Dion de Laconie, il tomba amoureux de l’une de ses trois filles, Caria. Les sœurs, cependant, ont commencé à dénigrer le dieu jusqu’à la colère. Aveuglé par la rage, Dionysos les rendit fous et les tua, et Caria, devant une telle horreur, tomba malade jusqu’à ce qu’elle meure elle-même de chagrin. Dionysos le transforma alors en noyer et les Laconiens érigèrent un temple avec trois statues de noyer représentant les trois sœurs : les Caryatides.

Peut-être en raison de son lien avec le dieu Dionysos, la Bible le mentionne comme un arbre exclu du paradis terrestre et, dans l’Évangile, il est dit que la croix sur laquelle Jésus-Christ est mort était en noyer. Enfin, n’oublions pas l’histoire fascinante et sombre du noyer de Bénévent, autour duquel les Lombards, installés au VIe siècle, pratiquaient des rites sanglants en l’honneur du dieu germanique Odin.

L’HUILE DE NOIX, DU CONDIMENT TRADITIONNEL AU PRODUIT DE NICHE

Pour en revenir à une époque plus récente, la noix et son dérivé le plus connu, l’huile de noix, ont été une source importante de revenus et un excellent substitut à l’huile d’olive dans l’ensemble des piémonts. Ici, avant la diffusion du beurre industriel (qui a réduit les coûts de production), l’huile de noix était considérée comme le condiment le plus traditionnel. Avec le boom économique et la diffusion conséquente du beurre et de l’huile d’olive bon marché, même dans les territoires non méditerranéens, sa consommation a lentement diminué et son coût a considérablement augmenté, à tel point que certains pays ont pris des mesures pour s’assurer que la production de ce précieux aliment traditionnel ne soit pas complètement perdue. La Suisse, par exemple, a inclus l’huile de noix dans la Sentinelle Slow Food afin de protéger sa production et sa diffusion.

LA REDÉCOUVERTE RÉCENTE DE L’HUILE DE NOIX

Bien que l’huile de noix ne jouisse pas d’une immense notoriété de nos jours, sa timide redécouverte est sans aucun doute due à la sensibilisation accrue à l’alimentation ces derniers temps. En plus d’être un condiment dont l’impact environnemental est souvent moindre que celui du beurre et de l’huile d’olive (surtout si cette dernière est achetée loin de son pays d’origine), l’huile de noix est une source importante d’acides gras oméga-3 et d’acides gras polyinsaturés. Graisses essentielles oméga-3L’huile d’olive, essentielle dans la lutte contre le cholestérol et l’hypertension, possède des propriétés antithrombotiques et anti-arythmiques. Excellent allié de l’imagination en cuisine, il est traditionnellement utilisé pour assaisonner les salades et les viandes, et constitue un ingrédient parfait pour la préparation de desserts traditionnels.

Dans le magasin lagAlpi, vous trouverez deux types d’huile de noix. Celui qui est pressé à froid (vous pouvez le trouver ici), et celui qui est traditionnel, à l’ancienne, que vous pouvez trouver sur ce lien.

Le Corniolo, quand l’habit ne fait pas le moine

Pour le promeneur contemporain, le cornouiller est un joli petit arbre répandu dans les clairières des Préalpes . Il est bien connu pour ses baies aigres-douces source de substances antioxydantes et utilisées pour liqueurs délicieuses . Pourtant, le cornouiller est « complice » de l’une des histoires les moins réjouissantes de l’histoire de l’Occident.

Le cornouiller, dont les baies aigre-douces sont connues pour être une source précieuse d’antioxydants, a un aspect joyeux : pas très grand, il tache la lisière des forêts préalpines de ses jaunes printaniers et de ses rouges automnaux. Vu comme cela, il est difficile d’imaginer ce qu’il a à nous dire.

Pas d’Iliade sans le cornouiller

Les Perses, les Grecs et les Romains utilisaient son bois lisse et compact pour fabriquer des javelots, des lances et des flèches. C’est un matériau que les Hellènes, tapis sous les murs de Troie dans le vague pressentiment de devoir abandonner l’entreprise, connaissaient très bien. Et lorsque l’idée géniale d’Ulysse se répand dans le camp, les yeux des soldats se posent immédiatement sur l’étendue de cornouillers qui recouvre le mont Ida. Bien qu’il soit sacré pour Apollon, le bois de ce petit arbre à baies rouges doit lui appartenir, dès que possible. Pour conquérir Troie, les Grecs ont dû la travailler, la polir et la façonner pour en faire la plus célèbre tromperie de l’histoire occidentale. Et lorsqu’il fut enfin introduit dans l’enceinte troyenne, le cheval lança des éclairs rougeâtres qui ne servirent d’avertissement qu’à Cassandre.

La trêve avec Énée

Mais l’histoire du Corniolo n’est pas terminée. Elle touche également un autre protagoniste célèbre : Énée. En effet, lorsque, des années après sa fuite de Troie, le héros débarqua en Thrace, il tomba sur son bois lisse. Il a utilisé ses branches pour recouvrir un autel, désormais hanté par l’obsession de gagner la faveur des dieux. Mais dès qu’il a arraché la première brindille, une tache noire de sang s’est ouverte sur le sol poussiéreux. Incrédule, il continua à déchirer, et un gémissement s’éleva de la terre. C’est la voix d’un de ses compatriotes, la voix de Polidoro. Envoyé par son père Priam en Thrace pendant la bataille qui fait rage, le roi Polyimestone trahit son innocence et l’amitié de son père : il le tue pour s’emparer de l’or qu’il avait apporté avec lui, et lui refuse même une sépulture digne de ce nom. Mais comme c’est souvent le cas dans les mythes en présence d’injustices aussi odieuses, la nature reprend le dessus. Les flèches qui ont frappé le jeune corps de Polidoro se sont transformées en rameaux de l’arbre de Corniolo qu’Énée, inconscient, avait cueilli, et le corps est resté piégé dans le monde des vivants sous la robe joyeuse de l’arbre lui-même : l’image horrible de la vie humaine privée de sa volonté, dont on ne peut que se réjouir. Dante s’est inspiré de la forêt de suicidés du 7ème cercle de l’enfer.

Depuis les Grecs jusqu’à aujourd’hui, le Cornel devient Cornà

Mais pour le promeneur contemporain qui ne se doute de rien et pour qui les tonalités imposantes de la tragédie grecque ne sont peut-être que des échos d’enseignements scolaires cachés, le Corniolo reste un petit arbre gracieux qui se répand avec bonheur dans les clairières de feuillus des contreforts alpins, où il pousse avec ténacité et n’a pas besoin de soins particuliers. Loin de l’imagerie à laquelle les poètes grecs et latins l’avaient destinée, elle pousse aussi à l’état sauvage en Mesolcina, où la cave Boldini récolte ses précieuses baies vitaminées pour les faire macérer dans la grappa et obtenir la Cornà rougeâtre aigre-douce.

Pour savourer l’histoire complète, cliquez ici.

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